Investir dans notre richesse collective

Publié le: 16 février 2020, par :

richesse collectivePlus on achète local, plus on s’enrichit collectivement.

Acheter Québécois, c’est investir dans notre richesse collective. Puisqu’en majeure partie, ce sont les entreprises d’ici: qui créent des emplois de qualité, paient de l’impôt et des taxes avec leur profit qui servent à leur tour à payer l’éducation publique, la santé, les infrastructures et les programmes sociaux. Lorsqu’on achète local on fait tourner cette roue et plus on achète local, plus on s’enrichit collectivement.

Qu’on le veuille ou non, nous sommes interdépendants les uns des autres, nous avons le choix de jouer solo ou de cultiver ensemble la solidarité, pour s’enrichir collectivement.

C’est pour cette raison que l’achat local est une de mes priorités, je souhaite que le site Acheter Québécois puisse devenir la meilleure référence pour les gens qui désirent acheter local au Québec. Je souhaite également pouvoir inspirer le plus de gens possible à acheter local, je veux inspirer en donnant l’exemple et en informant.

Non seulement j’achète local, mais je tente dans le meilleur du possible de privilégier, des entreprises qui ont adopté des valeurs équitables envers leurs employés et éco responsable pour la planète. Faire en sorte que notre richesse collective soit en harmonie avec la nature et que notre empreinte écologique soit la plus faible possible.

Acheter local, c’est un processus qui ne se fait pas du jour au lendemain, mais progressivement un achat à la fois, en s’informant, puis en demandant aux commerçants des produits locaux. Imaginez si comme peuple, on se lançait le défi d’augmenter de 20% notre apport en achat local, nous aurions une croissance économique historique au Québec qui profiterait à tous et cela assurerait la sauvegarde de nos programmes sociaux. En plus, lorsque les produits sont fabriqués et vendus ici, ils parcourent moins de kilomètres, ce qui réduit notre empreinte écologique et notre planète en a bien besoin.

Les géants du web doivent payer leur part:

Ce n’est pas tout d’acheter local, les géants du web doivent payer leur part des ventes qu’ils font au Québec et doivent se soumettre aux mêmes règles fiscales que les entreprises québécoises en commençant par les taxes de vente. Ce n’est pas logique et surtout pas équitable que les commerces d’ici ont l’obligation de facturer la TPS et la TVQ alors que les géants du web sont libres comme l’air. Je ne vous apprends rien, lorsque je vous dis que les commerces, les médias locaux, les chauffeurs de taxi, les agriculteurs et les artistes subissent les contrecoups des géants du web et de la mondialisation. S’ils sont en danger et que rien n’est fait, nous pourrions peut-être devenir une économie de succursales? Lorsqu’il ne restera que les géants du web, qui paiera pour l’éducation, la santé, les programmes sociaux et les infrastructures au Québec? Certainement pas, les géants du web et ni les citoyens, puisque le Québec est en 2e place des endroits les plus taxés dans le monde.  Les gouvernements fédéraux et provinciaux se doivent d’être équitables avec les entreprises canadiennes et québécoises.   C’est bien d’offrir des avantages aux entreprises étrangères pour qu’elles s’installent au pays, mais il y a des limites et il est primordial de vérifier que ces avantages ne soient pas nuisibles aux entreprises d’ici.  Mon constat peut paraître alarmiste, mais si rien n’est fait notre richesse collective risque de prendre le bord et nos programmes sociaux aussi.

Je ne pense pas que nous voulons vivre dans un capitaliste sauvage et être tributaires des autres en laissant un fardeau d’exploités aux futures générations, comme c’était avant la Révolution tranquille. N’allez pas croire que je suis un socialiste pour autant. La richesse individuelle, l’échelon salarial selon le poste et les responsabilités et une saine compétition nous permettent de nous dépasser. Je pense qu’au Québec nous avons su trouver un juste équilibre entre capitaliste et socialisme.

Tout n’est pas négatif en 2020, la fibre entrepreneuriale est plus forte que jamais, de plus en plus de Québécois démarrent leur entreprise, nous avons de plus en plus de diplômé(e)s universitaires et nous sommes de plus en plus conscientisés à l’importance de l’achat local et c’est encourageant. De plus, nous avons su mettre en lumière notre savoir-faire à l’international dans bien des domaines : Aéronautique, jeux vidéo, intelligence artificielle, hydro-électricité, musique, cirque et cinéma. Notre savoir-faire est de plus en plus sollicité partout dans le monde et nous pouvons en être fiers.

Le Québec doit continuer à appartenir aux Québécois.

Nous devons nous réapproprier notre Québec inc. et investir dans notre richesse collective en achetant des produits locaux. De plus, nous devons exiger des gouvernements qu’ils aident les PME d’ici, afin qu’ils puissent être compétitifs face aux multinationales.

En conclusion, il est primordial de s’assurer que le Québec appartient aux Québécois et Québécoises; nos terres, nos ressources naturelles, notre eau et nos ressources humaines doivent servir à nous enrichir collectivement comme peuple et non à enrichir une minorité qui n’habite même pas le Québec.  Les décisions pour le Québec doivent être prises au Québec, par le peuple et pour le peuple.


Acheter Québécois a besoin d’un petit coup de pouce pour se développer, merci d’avance pour votre aide. 

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